Route HQE
L’idée de construire des routes dites HQE, c’est à dire en fonction des normes de haute qualité environnementale, est née afin de réduire les nuisances et pollutions générées par les routes. Le conseil général du Nord, et ses partenaires ont été le premier porteur de cette idée en France, avec une démarche initiée en 2005/2006.
Les atteintes à la diversité biologique sont en effet jugées alarmantes dans tous les pays développés, notamment à cause de la fragmentation des territoires induites par les réseaux de transports (routes, canaux, voies ferrées en particulier). Au même titre que l’urbanisation et la périurbanisation croissantes, le développement du trafic et du rythme de construction des voies nouvelles menace la biodiversité.
Par extension, le concept de HQE peut être appliqué aux véloroutes et voies vertes, ce qu’encourage le guide européen fait pour ces infrastructures.
La route, même construite dans une perspective de Haute qualité environnementale (HQE), reste un élément gravement perturbateur des écosystèmes et elle continue à encourager la consommaton de ressources fossiles, ou peu ou non renouvelables et/ou polluantes. Même si ses impacts en sont diminués grâce à des matériaux recyclés et/ou extraits sur place, une route conservera toujours une très forte empreinte écologique par rapport aux alternatives les plus “écologiques”, surtout si l’on tient compte de ses effets différés dans l’espace et dans le temps.
Hormis si elle est construite en tunnel et/ou viaduc sur toute sa longueur, toute route contribue un peu plus à détruire l’intégrité écologique fonctionnelle des paysages et écosystèmes qui les composent. Les routes contribuent de plus à d’éventuels remembrements, à l’exode rural, en affectant les équilibres écologiques en place. Et elles comptent parmi les infrastructures les plus pérennes établies par l’homme depuis la fin de la préhistoire. Il est extrêmement rare qu’on détruise une route ou un pont sans les remplacer, même quand un tribunal a déclaré que l’ouvrage n’était pas d’utilité publique ou légal (Ex : Pont de l’île de Ré en France).
Le HQE semble d’application difficile aux routes, dont il reste difficile de mesurer tous leurs impacts, et souvent de faire la preuve de leur caractère indispensable, ou de l’impossibilité de leur trouver des alternatives crédibles sur le même axe (train, transport en commun, etc.)
Les besoins croissant de circulation motorisés incitent à remplacer les anciens chemins par des infrastructures de plus en plus artificialisantes. Peut-on, doit-on et veut-on faire des routes HQE ? Et si oui, comment ? avec quelle place pour les transports en commun, le vélo, la voiture?..
Les routes et/ou trains longent souvent les fleuves et les berges de lacs, contribuant ainsi à la fragmentation écopaysagère. Les écoducs tentent de diminuer ce type d’impacts, mais ils sont encore rares. En cas d’accident, d’éventuels produits toxiques risquent moins ici de polluer l’eau grâce à un mur, mais celui ci est un facteur supplémentaire de fragmentation. La berge est ici écologiquement très isolée du boisement
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Les transports en commun offrent des alternatives partielles à la route. En outre, leurs abords peuvent avoir une certaine vocation de corridor biologique. Cette double voie reste néanmoins écologiquement fragmentante
