Pourquoi une 15e cible ?
La HQE est une démarche volontaire, récente et encore émergente. À partir de 1997, elle a fait l’objet d’une première formalisation, susceptible d’évoluer vers une normalisation…
Comme toute démarche-qualité, elle s’appuie sur un processus d’amélioration continue, pour notamment s’adapter aux évolutions techniques, aux évolutions de la connaissance ainsi que du contexte (dont modifications climatiques attendues).
Il semble nécessaire et urgent de ne plus se limiter à simplement préserver l’existant, car il est déjà très dégradé. Il ne faudrait pas non plus dégrader par des construction l’environnement de qualité là où il subsiste. Comment rembourser à une juste mesure les impacts de l’urbanisation et de la construction ?
Depuis la fin des années 1990, les apports (et les lacunes) des premiers bilans des nombreuses constructions HQE et plus généralement dites « écologiques » commencent à permettre des critiques constructives.
Un certain nombre d’acteurs ont suggéré que l’approche HQE gagnerait à s’enrichir d’une cible s’intéressant de plus près à la « Relation écologique du projet (bâti, infrastructures, non-bâti, fonctionnement..) avec l’environnement ».
Les architectes veillent déjà à préserver - dans une certaine mesure - les arbres et les éléments naturels des sites qu’ils vont occuper et modifier. Mais ils ont plutôt l’habitude de travailler avec des paysagistes que des écologues. De plus, les écoles d’architecture et du Paysage n’intègrent l’écologie du paysage dans leur cursus que depuis quelques années seulement, et parfois de manière très limitée.