Cas des clôtures naturelles
Les clôtures naturelles sont de manière générale, plus adaptées au passage de la faune sauvage.
On peut envisager et combiner différents types de clôtures peu artificialisantes, dont par exemple :
La haie champêtre utilisée depuis des siècles comme clôture, éventuellement associée à un talus ou fossé, permettant de se protéger du regard d’autrui, des excès du climat, de l’érosion des sols, tout en offrant du bois d’oeuvre ou de chauffage et en servant de corridor biologique.
Le choix d’essences locales, naturelles et adaptées renforce son intérêt pour la biodiversité et sa résilience. Pour respecter l’environnement, il est conseillé d’éviter les haies monospécifiques et uniformes, plus sensibles aux aléas climatiques et aux maladies et moins appréciées de la faune. On peut privilégier les espèces qui produiront des baies et fruits comestibles pour la faune et l’avifaune, avec par exemple, pour une région du centre de l’Europe de l’Ouest ; la viorne obier, le sureau noir, le cornouiller sanguin, le cornouiller mâle, le sorbier des oiseleurs, l’alisier, le noisetier, le charme, le houx ou encore l’aubépine, l’églantier et le prunelier. Le chèvrefeuille embaumera les soirées d’été. Le troène ou le buis isoleront visuellement. Le pieds de la haie ne doit pas être déshervé, il peut accueillir une flore riche, dont la fraise des bois.
Une haie champêtre est très favorable au maintien de la biodiversité dans le jardin, le champs ou la zone d’activité. C’est le dernier refuge des coccinelles et des carabes respectivement grands prédateurs des puçerons et limaces. Le haies anciennes abritent et attirent les rapaces nocturnes et chauve souris qui contrôlent les populations d’insectes et de rongeurs indésirables. Des espèces comme le houx (mâle), l’aubépine ou l’églantier attirent précocement au printemps une multitude d’insectes pollinisateurs (syrphes, guêpe et abeille). En automne, les fruits de l’aubépine (cenelle) et de l’églantier (cynorrhodon) très riches en vitamien sont très apréciés des oiseaux sédentaires ou de passage. En hiver, la haie offre un refuge à l’abri du froid et des intempéries pour de nombreuses espèces (oiseau, musaraigne, hérisson). Le lierre offre aux abeiles le dernier pollen de l’automne et les premiers fruits aux oiseaux de retour de migration en fin d’hiver.
Un simple fossé assez large, profond et vaseux est généralement aussi dissuasif et difficile à franchir qu’une clôture. Certains petits animaux pourront néanmoins le traverser. Comme ses berges, il peut aussi avoir une fonction de petit corridor biologique et/ou d’épuration et stockage d’eau.
Les ronciers et haies d’épineux (aubépine, prunellier en europe) constituent des clôtures efficaces et un habitat important pour la faune, mais nécessitent un entretien.
