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Cas des clôtures artificielles

Une clôture grillagée (ici couverte de givre) demande peu d’entretien, mais ne peut remplir les mêmes fonctions microclimatiques ou écologiques qu’une haie ou que la même clôture si elle était végétalisée


Une grande variété de matériaux est utilisée pour construire une clôture : bois, pierre, brique, parpaings, grillage, fils barbelés ou électrifiés, etc.
Plus une clôture est “ouverte”, plus elle favorise le passage des animaux ; une clôture en fils barbelés sera plus perméable qu’un grillage, lui-même plus perméable qu’un mur en brique ou en béton.

Lorsque la clôture existe déjà, on peut augmenter son potentiel écologique par quelques aménagements.



Une première solution consiste à faire des ouvertures de diamètres variables au pied de la clôture. Cela permet le passage des petits mammifères (hérisson, renard éventuellement). Cependant, ce type d’aménagement offre, en fonction du diamètre des ouvertures, une entrée potentielle aux chiens errants ou à quelques espèces indésirables.

Une autre solution expérimentée en Grande-Bretagne et jusque dans Londres dans le cadre de la restauration des corridors biologiques pour les renards, est de placer de chaque côté du mur ou du grillage une échelle en pente douce. Les barreaux de cette échelle sont conçus judicieusement : ils résistent au passage d’un renard mais cèdent sous le poids d’un homme. Le rôle de la clôture n’est pas altéré. L’échelle peut éventuellement être recouverte de lierre ou de tout autre épiphyte.

Si les deux solutions précédentes ne sont pas applicables, on peut alors végétaliser les murs. (Voir l’article Mur végétalisé)

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