Alternatives ou améliorations possibles
Des allées « en dur » et clairement matérialisée sont utiles pour certaines personnes (personnes à mobilité réduite) et/ou dans certaines zones (en présence d’eau notamment), elles ne sont cependant pas nécessaires partout ni toute l’année. Parfois on cherchera à faire le moins d’allées possible pour ne conserver que celles qui sont indispensables. En cas de forte fréquentation, multiplier les allées est aussi un moyen de disperser la pression.
Diverses précautions peuvent améliorer les fonctions environnementales de ces infrastructures :
on peut chercher à focaliser la fréquentation sur des zones “sacrifiées” et ainsi d’en préserver d’autres ;
S’il s’agit de promenade, leur tracé sera plutôt sinueux. On évitera dans tous les cas les réseaux quadrillés de ligne droite, qui amènent le public à prendre des raccourcis ;
Leur aspect ne doit pas être négligé. Le public les empruntera volontiers si la marche y est agréable (le mulch peut produire des sols souples).
Leur destination peut correspondre à un objectif et conduire vers des points d’intérêt manifestes, ceci pour éviter les passages hors sentier ;
Les boucles permettent de ne pas revenir sur ses pas.
L’utilisation de barrières naturelles (ronciers, arbuste épineux,, zones boueuses …) permet de canaliser la fréquentation sur ces sentiers ;
Une signalétique adaptée peut être utile pour une utilisation cohérente d’un réseau de sentiers ;
Les possibles problèmes d’érosion, en cas de passage important et de fortes pentes, doivent être anticipés. De même la flore sensible au piétinement doit être identifiée.
Des sentiers évolutifs dont le tracé changera périodiquement sont possibles.
l’adjonction d’une noue, d’un fossé, de mares, de murets, murs végétalisés et d’une végétation buissonnante ou arborée, autochtone augmente leur intérêt écologique et paysager.
Allée enherbée
Hormis dans les zones arides ou très fréquentées, les sols enherbées sont les plus environnementalement souhaitables. La gestion « écologique et donc différenciée » évite toute gestion uniforme, en laissant évoluer le plus naturellement possible un pourcentage significatif de la surface concernée. La tonte pouvant être une manière de faire les de très belles allées dans un espace qui sera lui simplement fauché une ou 2 fois l’an (après la mi juillet). (Voir l’article : gestion différenciée)
Une simple bande enherbée, tondue plus régulièrement qu’ailleurs peut constituer une allée appréciée, en sous-bois, sur le bord d’un cours d’eau, entretenant mieux les fonctions de corridor biologique qu’un chemin de halage en dur.
Les avantages de ce type d’allée sont multiples : grande perméabilité au passage de la faune, pas de rupture du continuum thermo-hygrométrique, L’inconvénient étant sa fragilité aux passages répétés si le substrat est fragile et la fréquentation élevée.
Les pas japonais
Un « pas japonais » est une suite de dalles de forme irrégulière, prévues pour un usage piétonnier, que l’on dispose pour former une allée. Traditionnellement en pierre ou béton, les pas japonais peuvent aussi être en bois. Ils sont alors moins résistant aux conditions climatiques extérieures. Les pas japonais proposent une alternative intéressante au dallage classique. Outre leur aspect esthétique, ils permettent de matérialiser l’allée sans parcelliser ni écologiquement fragmenter un espace végétalisé ; la faune peut alors s’y déplacer plus facilement entre les pierres.
Le plancher surélevé
Dans les zones humides, il peut être intéressant d’installer un plancher surélevé, ou des structures de type pont japonais. La faune peut alors continuer à passer en dessous du plancher, dans ou sur un sol non damé, et les utilisateurs peuvent se promener en gardant les pieds propres et secs.